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Tifos

Toile tampon dateur, Giresse, souvenir de Séville

Toile tampon dateur, Giresse, souvenir de Séville

Prix habituel €850,00 EUR
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Promotion Épuisé
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Quantité

Toile réalisée par Gregory Lanzetta en collaboration avec TIFOS grâce à des tampons dateurs "8 juillet 1982" (encadrement caisse américaine noire).

L'histoire 

Mes parents n’ont jamais été de grands fans de foot et de sport en général.
En 1982, j’avais 11 ans et l’émotion du match, je crois que je l’ai vécue en solitaire. C’était en juillet, plus de football ou d’école et donc pas sûr que j’en aie parlé à quelqu’un sur le coup ou le lendemain.

Je ne crois pas que ce soit un mauvais souvenir.
Je n’attendais pas grand-chose au coup d’envoi, si on lisait un peu les magazines comme Onze ou France Football et que l’on suivait les résultats, les Allemands, enfin la RFA, c’étaient un peu la référence. Le déroulement du Mondial français était tranquille côté opposition, Irlande du Nord et Autriche au 2ᵉ tour, pas vraiment inabordable. Demi-finale pour le plaisir.

En fait, j’ai dû regarder le match chez moi, sur mon canapé vert. 1-1 à la mi-temps, le jeu est équilibré, je n’ai pas trop de souvenirs de la 2ᵉ mi-temps. Il y a la blessure de Battiston mais je n’arrive pas à la situer dans le temps. Dans tous les cas, on se demande comment l’arbitre ou l’arbitre de touche n’ont rien vu.
La prolongation, on se dit finalement que tout est possible. Il y a un but de Trésor, puis le but de Giresse, un peu comme dans un rêve… une passe de Six, un joueur que je détestais, je ne comprenais pas pourquoi on le sélectionnait, il était maladroit devant le but et un peu personnel. Dans tous les cas, il fait une passe à Giresse à l’entrée de la surface, le ballon part droit, frappe le poteau et rentre. Je pense que sa célébration reflète un peu la joie collective qu’ont pu ressentir tous les supporters de la France à ce moment-là. Il est marrant ce joueur, plutôt petit, bien campé sur ses jambes et j’ai toujours l’image de la célébration avec ses petits bras en W. Le visage explose sous la joie, mais je la trouve saine, il n’y a pas de vengeance, de soulagement lié à la pression, c’est juste un pic de bonheur.

C’est sûr, on va gagner et aller en finale. Puis il y a un changement allemand, un but, on se dit que ça ne sent pas bon, mais on est encore un peu dans l’euphorie, ce n’est pas angoissant parce que depuis le 3ᵉ but français on est bien, on est joyeux, on a déjà gagné. On en prend un autre. Là, c’est cuit, je sais que les T.A.B, ça ne passera pas. Six tire et rate, je l’aime encore moins, Bossis aussi rate, c’est plié.

Ce match ne restera pas une déception pour moi, mais un grand moment de sport, je suis content de l’avoir vécu en direct. C’est aussi un moment d’histoire qui fait partie de la culture du football qui revient de temps en temps dans des conversations, un événement qui lie les fans de foot français par une émotion commune. C’est un peu le symbole d’une génération foot.

Signé :  un fan de football

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